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Allaitement

 

Vous l’avez peut être déjà lu sur le site d’Honorine que ma grossesse avec Norbert s’est bien passé, mon accouchement encore mieux. Et bien, mon allaitement, figurez-vous, est génial alors pourquoi ne pas faire part de mon expérience ?

Pour moi, l’allaitement de mon bébé venait de soi.  Je n’en ai même pas parlé à Thomas pour savoir si il était d’accord car c’était une question qui concernait surtout mon bébé et moi.

J’ai vu ma soeur, mes amies allaiter leurs enfants.

Mes collègues en parlaient? Je savais donc que c’était une chouette expérience, unique pour chaque enfant. Ajouter à cela le bénéfice du lait maternel, et hop, le pas était franchi, allaitement à 100 %. Je me suis donnée au début 6 mois et puis juste avant l’accouchement, 1 an. Maintenant, je suis partante pour le plus longtemps possible, voire jusqu’au sevrage naturel. On verra bien.

Les débuts à la maternité

La maternité où j’ai accouché, je la nomme car elle est géniale, « Les 10 lunes » de Ath, est un peu (ou beaucoup ?) spécialisée dans la relation mère/enfant. L’équipe médicale m’a beaucoup aidé les premiers jours. Bien sûr, notre sage femme nous avait prévenus que toutes n’avaient pas eu une expérience géniale de leur allaitement et donc que j’aurais peut être des remarques par toujours très positives. Mais j’ai dû accouché pendant les vacances de ces sages femmes car celles que j’ai côtoyées me parlaient de leur allaitement très chaleureusement et la plupart, assez longtemps.

Si vous avez lu le témoignage de mon accouchement, vous savez qu’Honorine a cherché le sein assez rapidement. Et surtout qu’elle s’est mise à téter avec « avidité » pendant au moins une heure. Les sages femmes avaient le temps pour nous. Elles privilégiaient l’accueil mère/enfant. Elles ont vérifié la position de la puce, m’ont montré la déglutition, preuve qu’elle avalait. Un vrai bonheur qui donnait les larmes aux yeux.

De retour dans la chambre, je commençais l’allaitement à la demande. C’est tellement gai de sentir son bébé qu’on a porté pendant neuf mois en train de téter. Toutes les heures pratiquement. Au début, 5 mn à chaque sein pur les habituer à la succion puis 10 mn (environ). Dès qu’elle lâchait le sein, j’essuyais soigneusement le mamelon (la salive de bébé a déjà des microbes), le pinçais pour faire sortir une goutte de colostrum (puis de lait) que j’étalais et j’apposais une pommade contre les crevasses. La nuit, je dormais la poitrine à l’air (ce qui m’arrangeait car j’avais horreur du soutif) pour faire respirer les seins.

Le retour à la maison

A la maison, le plus a été « la demande ». Mon entourage me disait de laisser au moins 2 heures avait de lui proposer à nouveau le sein. Oui mais c’était dur d’attendre 2 heures quand bébé pleure. Et je ne sais pas pourquoi mais j’ai écouté mon entourage.

Je ne connaissais pas non plus les périodes critiques : 1 semaine, 3 semaines, 6 semaines, 3 mois… Ce sont les poussées de croissance. Et elle est passé par ces phases notamment en août à la période critique de la canicule. J’ai manqué d’avoir une crise de nerfs car je lui proposais de l’eau à la place du sein, pour la désaltérer. Elle n’en voulait pas, donc hurlait. Et moi, je disais non, pas le sein, elle a mangé il y a à peine 1 heure. Personnes, ni à la maternité, ni dans les livres (d’ailleurs nuls pour l’allaitement) ne parlaient de ces périodes. Et si j’avais su, les 15 premiers jours d’août auraient été beaucoup  plus calme et moins stressants. Une erreur que j’espère ne plus refaire pour le suivant.

La reprise du travail

3 mois, il faut que je reprenne le travail. Je commence à tirer mon lait 15 jours avant pour faire un peu de stock. C’est dur. Impossible de l’habituer au biberon en ma présence. Il faut que je m’éloigne d’au moins 150 mètres. Mon porte monnaie en a pris un coup, j’en ai profité pour me rhabiller. Malgré cela, Honorine prend le biberon difficilement. Elle commence des demi-journées chez sa nourrice. Je m’aperçois qu’elle prend très bien le biberon chez elle. Donc je ne me stresse plus. Faire confiance au bébé c’est important.

Pour favoriser la lactation de la journée au travail, je prends selon les prescriptions de mon médecin : galactogil (3 fois par jour), lac caninum (3 granules le matin), urtica urens (3 granules le soir), une tisane de fenouil et de l’eau (au moins 4 litres par jours). La première semaine de reprise a été dure. Je paniquais sur la quantité que je devais tirer. Je tirais deux fois dans la journée mais peu. A peine 90-100ml alors qu’elle était sensé boire 120 ml à chaque fois. Mais on y arrivait. Honorine arrivait à se régler par rapport à mon retour. Ce qui faisait que dès que je rentrais le soir, elle tétait.

J’ai aussi découvert sur le net un forum génial et d’autres sites qui m’ont beaucoup aidée . C’est là que j’ai appris les poussées de croissance. Je me suis aussi renseignée sur le net, sur la conservation du lait maternel, le fait qu’on pouvait le réutilisait encore une fois. La gestion du lait chez la nourrice était donc simplifiée car si Honorine laissait 40 ml,  elle pouvait le redonner la fois suivante.

Vers 4 mois, nous avons introduit les fruits afin de compléter le lait que je tirais. Puis vers 6 mois les légumes et à 7 mois les viandes.

Les nuits

A partir de 4 mois et avec la reprise du travail, c’est maintenant Thomas qui se lève. En effet, nous avons remarqué que quand elle se réveille la nuit, ce n’est pas forcément de faim. Il va donc voir d’abord pour la bercer, éventuellement la changer et si elle n’arrive pas à se rendormir, il me l’amène au lit. Selon l’heure, soit je la remet dans son lit après la tétée soit je la garde près de nous. Surtout si je dois me lever ne heure après. Par contre le week-end, si elle se réveille à 6.00, je la remets direct dans sa chambre car elle est plus sombre et Honorine la nuit dort dans le noir complet.

Quand elle souffre des dents ou d’une autre maladie, j’apprécie le fait que je l’allaite encore. Quand elle ne sait pas se rendormir, le sein permet de la calmer. Nous l’utilisons en dernier recours.

6 mois

Avec l’arrivée des légumes et ensuite des viandes, Honorine mange de plus en plus de solides chez la nourrice. Du coup, un seul biberon  de 120 ml parfois moins est suffisant. Depuis ses 6 mois, je ne tire donc plus qu’une fois dans la journée. J’avoue que ça fait du bien car, je commence à fatiguer de tirer le lait surtout pour le peu que je tire. Mais même 80 ml, c’est déjà ça. Il est toujours hors de question que je lui donne du lait infantile. Autant lui donner directement du lait de vache non modifié.

8 mois

A 8 mois, je commence à lui donner justement les petits suisses en regardant bien les ingrédients ainsi que des crèmes lactées. Et je continue l’allaitement.

Aie aie, Honorine mordille. Je m’attendais à ce passage et j’avoue que ce n’est pas aussi douloureux que je le croyais. Surtout, je sais deviner quand elle va le faire. Depuis ses 7 mois, Honorine est très coquine. Elle sourit tout le temps et quand elle fait quelque chose  pour lequel elle n’a pas le droit (l’apprentissage du NON a commencé depuis début février), elle nous regarde avec les yeux pétillant. Alors là, quand elle veut mordre, elle s’approche tout doucement du mamelon, la bouche en « o », et au lieu de le prendre à pleine bouche, elle ne prend que le bout et slack. Je ne rigole pas, je fais les gros yeux. Au bout de 2 jours, elle ne l’a plus fait. Elle a encore tenté mais voyant le geste, je lui dis « non » avant qu’elle ne le fasse.

1 an

Voici la date limite que je me suis fixée. Un an d’allaitement. J’arrête ou pas ? Tantôt l’envie me tâte, tantôt, non, elle est si bien au sein. Je continue.

En juin, Honorine ne veut plus téter le soir. Et puis, à la fin du mois, elle a une diarrhée et elle retrouve réconfort dans la tétée du soir.

Nous repartons donc avec les tétées du matin et du soir jusqu’en août. Pour ses 14 mois, définitivement, elle arrête le soir.

De temps en temps, parfois, si elle a un gros chagrin, elle n’arrive pas à dormir, le sein redevient un réconfort.

Le matin en week-end, nous avons un petit rituel. Thomas va la chercher et me l’amène au lit. Je suis une lève-tard, cela m’arrange donc. Elle tête puis s’amuse un peu dans le lit, découvre le 2e sein, s’amuse à nouveau. Jusqu’au moment où Thomas revient la chercher pour l’habiller. J’aime ses petites mimiques quand elle cherche le sein.

16 mois

Encore et encore le matin. Je vais continuer jusqu’au sevrage naturel ou à la préparation de bébé n° 2. Nous avons encore le temps. Je laisse faire le temps.

Le week end du 15 octobre, elle était trop réveillée pour téter. Je pense donc que le sevrage se prépare.

17 mois

Et voilà, un matin, Honorine a préféré le bib de lait de soja à la tétée. 17,5 mois d’allaitement pris avec bonheur.

Je ne regrette pas du tout cette période très riche en sensations et en contact

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