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Récit de naissance

N’hésitez pas à faire un petit tour sur le site pour ce récit et les photos

10 juin 2003. 1.00. Sommeil bienfaisant entrecoupé de petites douleurs au bas ventre. Tiens ! Serait-ce une contraction ? Ouille, ça revient, elle est plus dure celle-là.

3.00. Une contraction toutes les dix minutes. Bizarre. Elles deviennent fortes mais encore surmontable. Je réveille Thomas.

3.30. J’ai faim, je veux marcher. Nous descendons et installons le clic-clac. Les contractions commencent à se rapprocher. Thomas fait couler un bain. Le délai entre chaque est maintenant de 5 mn. Une heure dans le bain, c’est agréable mais il faut sortir. Les contractions n’ont en rien diminué. Je préfère partir pour la maternité.

5.45. Premier examen. Le col n’est ouvert que de 1 cm mais déjà bien dilaté. Je suis encore en pré-travail.

6.00. Je rentre, enfin nous rentrons dans notre chambre. Il fait déjà grand jour avec un ciel bleu et le soleil se lève (enfin je crois). La sage femme m’installe le monitoring. Pendant 30 mn, on voit et surtout entendons battre le cœur de notre fille. Il a des pics dès qu’une contraction arrive. Thomas me fait des prolongements sur la cuisse.

7.00 ou 8.00 plutôt. Le temps passe vite. Nouveau monitoring pour le coeur. La sage-femme, Dominique, nous parle et nous explique le travail. On nous apporte le ballon. Ah, ça fait du bien d’être assise dessus à faire des petits bercements. Tiens, on frappe à la porte. C’est Danièle, la sage-femme qui nous a préparé. Elle est en consultation mais promet de venir nous voir après.

10.00. Nouveau monitoring et examen du col. Il est à 4-5 cm. Le col est très souple. Cela se passe très bien pour l’instant. Nous entrons dans la salle Terre. Le bain est prêt. J’y plonge. Presque deux heures dedans. Ca fait vraiment du bien. Mais dur parfois de trouver une position pour faire passer les contractions, tantôt aiguës, tantôt longues ou courtes. Thomas est avec moi. J’ai dû lui donner beaucoup de fil à retordre. Je n’oublierai jamais le travail qu’il a fourni. Je sors pour faire un nouvel examen du col. 7 cm. Seulement ! Il doit être midi. Danièle est revenue et reste avec nous. Heureusement, elle nous aide à trouver des positions. On fait un tour dans le couloir. Les contractions sont de plus en plus fortes. Danièle épaule Thomas. Mes forces ont décuplé. Thomas ne va plus avoir d’épaules ni de poignées. J’ai conscience de ma force mais je ne peux rien y faire. Ca me soulage.

13.00. Le col est à 8 cm. La fatigue se fait ressentir et les contractions de plus en plus pinçantes. Dominique nous propose soit de rompre la poche des eaux avec les douleurs plus intenses mais le travail plus rapide ou attendre encore un peu. Pour moi, encore une heure et je demande la péridurale. La fatigue et trop présente. Danièle me propose un dernier passage dans la baignoire et de rompre la poche dans une heure. Dur dur dans l’eau, je ne trouve plus de position pour me soulager. Au cours d’une contraction, je change plusieurs fois de position : allongée contre Thomas, sur le coté ; à quatre pattes. A la fin, je reste allongée sur le coté, la tête appuyée sur le bras de Thomas, il me berce. Dès qu’une contraction arrive, je tends les jambes contre la paroi. J’ai envie de pousser. Danièle regarde mon col, 9 cm. Si je veux, je peux pousser, elle sent la poche sur le point de rompre et la tête de notre fille. Je pousse avec le bloquer-pousser. D’un coup, un geyser apparaît dans l’eau. C’est la poche. Ca fait drôle, c’est impressionnant. Ca fait du bien aussi mais en même temps, je sens quelque chose de dur entre les jambes. C’est sa tête. Danièle me propose de toucher mais ça fait trop mal d’un coup, pire que les contractions. Vite il faut sortir de l’eau. Tout s’accélère, je ne vois plus rien seulement cette douleur affreuse entre mes jambes. Je sors avec l’aide de deux sage femmes. Thomas est derrière, il me fait toujours des prolongements. Je pousse debout mais j’ai peur qu’elle tombe. Je descends les marches pour rejoindre la table d’accouchement en canard. Je m’installe. Thomas, je ne sais comment, a à peine le temps de se ressuyer, il se met derrière moi, m’entoure de ses bras. Je pousse, j’ai mal. Oh c’et dur. Et puis voilà, c’est flou mais la tête sort. Encore une fois. Les épaules. Je peux la prendre pour la sortir complètement. Elle glisse mais vite, je la dépose sur mon ventre avec l’aide de Thomas et des sages femmes. C’est tout gluant, c’est chaud. « Oh mon bébé » furent mes premiers mots. Elle a des cheveux. Elle pousse des petits cris juste pour la mise en route. J’ai une main sur ses fesses, une autre sur ses mains. Thomas a mis sa main sur son dos. Elle est né avec la musique des Indiens. C’et calme. Il y a beaucoup d’effervescence dans la salle. Thomas coupe le cordon. Je pousse une dernière fois pour le placenta. C’est magique comme instant. Honorine et si belle. Quel délice de dire son nom gardé dans mon coeur depuis de longs mois. Nous la remontons un peu vers ma poitrine, ainsi elle peut nus voir. Elle commence à chercher le sein mais celui qu’elle voit est trop gros pour qu’elle puisse l’atteindre. Du colostrum coule déjà. On la déplace vers l’autre sein, qu’elle prend avec avidité. Et elle tête. Déjà, elle déglutit. C’est fou, elle a 10 voire 15 mn et elle sait faire ça comme une pro. J’ai oublié de dire qu’elle est née à 13.47. Elle tête pendant presque une heure. Nous l’avons mise aux deux seins. Ca me parait une éternité. C’est merveilleux. Nous attendons aussi la gynécologue pour me faire des points de suture. Je ne sais pas combien de temps nous l’attendons. Une heure ? Deux heures ? Je suis bien avec ma fille sur nous et thomas qui continue à nous bercer. Goldman est à la radio. C’et sa musique, son album. Ca donne une émotion si forte. Et puis Thomas se lève pour faire les soins de la petite. Il fait plus ample connaissance avec elle pendant que le gynéco me recoud. Danièle nus a montré le placenta. Nous l’avons récupéré mais chut ! il est enterré quelque part…

Quand les soins sont terminés, on nous ramène dans la chambre. Allongée sur le lit, Honorine dans mes bras. Elle est mignonne avec son bonnet.

Il est temps maintenant de dormir un peu. Thomas rentre à la maison pour annoncer la nouvelle tant attendue, se doucher et se reposer. Moi, je garde Honorine dans mes bras encore un peu. J’envoie un message aux amis. Puis, la fatigue se fait sentir. Dans quelques heures, les visites vont commencer. Je dépose Honorine dans son berceau, je me couche.  Nous avons tous droit à un repos bien mérité.

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